La guerre en Iran, plus gros fiasco de la présidence Trump

La guerre en Iran, plus gros fiasco de la présidence Trump Source: Gettyimages.ru
Le président américain, Donald Trump, a lancé une guerre en Iran qu'il ne sait pas comment conclure.
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Lancée dans l'espoir d'un succès rapide, l'offensive américaine contre l'Iran s'est muée en un affrontement prolongé que Washington peine à maîtriser. Selon The Atlantic, Donald Trump, visiblement épuisé par ce conflit qu'il n'imaginait pas aussi long, ne sait plus comment en sortir, faute d'interlocuteur à Téhéran disposé à négocier.

Le président américain, Donald Trump, ne rêve plus que d'une chose : refermer au plus vite le dossier iranien, car il est fatigué de la guerre qu'il a lui-même lancée contre l'Iran, rapporte The Atlantic. D'après le média américain, au départ, il imaginait que tout irait très vite, confiant à ses proches que l'Iran serait « comme le Venezuela ». Pourtant, rien ne s'est passé comme il l'avait anticipé.

Les frappes américaines et israéliennes ont tué le chef suprême iranien, mais au lieu de se rendre, l'Iran a riposté en fermant le détroit d'Ormuz, un point de passage essentiel pour le pétrole mondial. En combinant mines sous-marines, drones et petits bateaux, l'Iran est parvenu à bloquer la zone, provoquant une explosion des prix de l'énergie qui a figé le conflit dans un point mort durable.

Aujourd'hui, Donald Trump veut en finir. The Atlantic explique que le président s'ennuie avec cette guerre. Il ne pensait pas que le conflit durerait aussi longtemps. Il a répété plusieurs fois que la victoire était proche, mais rien ne change. Pete Hegseth, le secrétaire américain à la Guerre, fait la même chose lors de ses briefings : il parle de succès, mais la réalité est différente.

L'Iran refuse toujours de négocier

Toujours d'après le journal américain, le problème est que l'Iran refuse de négocier. Washington a soumis une proposition d'accord tenant sur une seule page, restée sans réponse. Une première réunion officielle s'est soldée par un échec et une seconde, prévue fin mars, n'a jamais eu lieu, la délégation iranienne ayant quitté Islamabad avant même l'arrivée des émissaires américains.

Pendant ce temps, la hausse des prix de l'essence alimente la panique chez les Républicains, qui redoutent de perdre la Chambre aux élections de mi-mandat, et peut-être même le Sénat si le conflit s'éternise. Donald Trump en est bien conscient, mais relancer les hostilités ne le tente guère. The Atlantic révèle d'ailleurs que les réserves de munitions américaines fondent à vue d'œil, tandis que certains alliés du Golfe, redoutant les représailles iraniennes, restreignent désormais l'accès à leurs bases.

Le locataire de la Maison Blanche a bien essayé un plan appelé « Projet Liberté », qui prévoyait d'envoyer des navires de guerre américains escorter les bateaux dans le détroit, mais un accrochage avec les forces iraniennes a suffi à tout arrêter par crainte que la situation ne dégénère.

Résultat : le président américain ne peut plus avancer, mais ne sait pas non plus comment reculer sans perdre la face. Publiquement, il répète qu'il a toutes les cartes en main, alors qu'en privé ses propres conseillers confient qu'il est piégé. Il réclame une sortie honorable, mais personne à Téhéran ne semble disposé à lui accorder cette faveur.

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