Une gestion «catastrophique» : un an après sa grande souscription, Duralex s’apprêterait à demander son placement en redressement judiciaire

Une gestion «catastrophique» : un an après sa grande souscription, Duralex s’apprêterait à demander son placement en redressement judiciaire© Wikimedia Commons
Des verres Duralex [Photo d'illustration].
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Le célèbre verrier du Loiret, repris par ses salariés il y a moins d’un an, s’apprêterait à demander son placement en redressement judiciaire, selon des sources concordantes citées par la presse française. Dans le cadre d’une levée de fonds, l’entreprise avait reçu des millions d’euros de promesses d’investissements.

Duralex à nouveau dans la tourmente. L’entreprise spécialisée dans le verre trempé et qui emploie 243 salariés à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans, traverserait une situation financière difficile et pourrait demander son placement en redressement judiciaire dès le début de la semaine prochaine, a rapporté le 27 mai l’AFP, citant plusieurs sources.

Ces dernières ont décrit une situation « sombre » ainsi qu’une gestion « catastrophique » ayant conduit à une « impasse ». Le 22 mai, France Inter avait rapporté qu’un audit pointait des erreurs de gestion au sein de l’entreprise et qu’un redressement judiciaire n’était « pas écarté ». Une information qu’avait confirmée Bercy auprès de l’AFP.

« Si l'audit en cours apparaît nécessaire pour la santé de Duralex, un redressement serait très préoccupant », a réagi auprès de l’agence de presse le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau. C'est « préoccupant pour l'outil industriel et pour l'engagement porté par les collectivités, les salariés et le grand public qui a soutenu avec engouement le projet Duralex », a-t-il ajouté.

Après des années de difficultés financières, confronté à la flambée des coûts de l'énergie, Duralex avait été racheté en juillet 2024 par ses salariés. Ceux-ci avaient dans la foulée proposé aux Français d’investir dans l'avenir du verrier au travers d’une plateforme de financement participatif, avec l’objectif de réunir 5 millions d’euros. Un chiffre qui avait été atteint en seulement quelques heures, début novembre, atteignant 19 millions d’euros.

« Le risque de ce placement pour les particuliers est de perdre cette somme », avait reconnu le directeur général de Duralex François Marciano, tout en soulignant « qu’il y a derrière 243 salariés qui se battent tous les jours et qui ont déjà fait leurs preuves ». Mi-avril, l’entreprise a annoncé le départ de François Marciano.

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