L’UE modifie ses priorités d’élargissement et rend l’adhésion de l’Ukraine plus incertaine, selon Politico

L’UE modifie ses priorités d’élargissement et rend l’adhésion de l’Ukraine plus incertaine, selon Politico Source: Gettyimages.ru
Les drapeaux européens flottant au vent devant le siège de la Commission européenne.
Suivez RT en français surTelegram

L’UE revoit sa logique d’élargissement. Dans un contexte de tensions géopolitiques et d’incertitudes autour de la politique américaine, Bruxelles veut attirer de nouveau des pays riches comme l’Islande ou la Norvège, tandis que la perspective d’adhésion de l’Ukraine continue de se heurter à des réserves budgétaires et politiques au sein du bloc.

Pendant longtemps, rejoindre l’Union européenne signifiait accéder à davantage de prospérité économique. Cette logique évolue. Selon Politico, l’UE est désormais perçue par certains États comme un cadre politique et stratégique dans un environnement international devenu plus instable.

Ce basculement s’est accéléré ces dernières années, notamment avec le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis en 2025. Le média rapporte que plusieurs diplomates et responsables européens estiment que les décisions de Washington — droits de douane, critiques contre l’Union européenne, menaces sur le Groenland — ont poussé certains pays à resserrer leurs liens avec Bruxelles.

Dans ce contexte, l’Islande et la Norvège apparaissent comme les cas les plus significatifs. La ministre islandaise des Affaires étrangères, citée par Politico, explique que son pays serait « plus fort dans un groupe plus large » et que l’intérêt pour l’UE repose sur la défense, la sécurité et la sécurité économique. Un référendum sur la reprise des négociations d’adhésion est d’ailleurs prévu en Islande

Les candidats plus pauvres confrontés à de fortes réserves

Ce regain d’intérêt pour l’Union ne profite toutefois pas à tous de la même manière. Selon Politico, plusieurs États membres restent réticents à l’idée d’intégrer des pays comme l’Ukraine ou la Moldavie, en raison notamment du poids financier qu’une telle adhésion représenterait.

Le média rappelle que les 13 pays ayant rejoint l’Union depuis 2004 reçoivent toujours plus du budget commun qu’ils n’y contribuent. Dans ces conditions, l’arrivée de nouveaux candidats plus pauvres réduirait encore la part des financements disponibles pour les membres actuels. Pour l’Ukraine, cette réalité alourdit encore une perspective d’adhésion déjà fragilisée par son poids économique et par les réticences persistantes de plusieurs capitales.

Cette situation met en évidence un décalage de plus en plus visible au sein du bloc. D’un côté, Bruxelles continue d’afficher une ligne d’ouverture envers plusieurs pays de l’Est. De l’autre, une partie des responsables européens voit toujours l’Ukraine comme un candidat trop coûteux, trop complexe et trop sensible pour une intégration rapide.

L’Ukraine se heurte à des doutes politiques

Les réticences ne sont pas seulement économiques. Plusieurs responsables européens s’inquiètent aussi de la solidité, sur le long terme, de l’adhésion de certains pays candidats aux supposées normes politiques de l’UE : liberté de la presse, indépendance de la justice, stabilité institutionnelle.

L’Islande et la Norvège apparaissent comme des candidats plus simples à intégrer pour les capitales européennes. Politico précise que ces deux pays ont déjà intégré environ 80 % du droit européen dans leurs systèmes juridiques, ce qui pourrait rendre leur adhésion nettement plus rapide que celle de l’Ukraine.

L’article met en lumière un changement clair dans la manière dont l’Union européenne envisage son élargissement. L’UE continue d’afficher son ouverture, mais tous les candidats ne seront manifestement pas traités sur le même plan. Dans les faits, l’Ukraine apparaît moins comme un futur membre proche que comme un dossier lourd, coûteux et politiquement sensible, dont l’issue reste très incertaine. Le constat rapporté par Politico montre ainsi que les considérations de sécurité, de stabilité interne et de coût budgétaire pèsent désormais lourdement dans les choix de Bruxelles.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix