Espagne : un ex-ministre et bras droit de Pedro Sánchez, reconnu coupable de corruption, condamné à 24 ans de prison
© Eduardo Parra/Europa Press Source: Gettyimages.ruL’ex-ministre espagnol des Transports José Luis Abalos a été condamné à 24 ans de prison pour corruption, a annoncé ce 22 juin le Tribunal suprême. Il lui est reproché d’avoir obtenu des faveurs, notamment le paiement de prostituées, en échange de l’attribution de contrats portant sur l’achat de millions de masques durant le Covid-19.
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez encore davantage dans la tourmente. Ce 22 juin, le Tribunal suprême, plus haute instance juridique du pays, a annoncé dans un communiqué qu’il « condamne l’ex-ministre José Luis Abalos à 24 ans de prison et » son ancien conseiller « Koldo García à 19 ans pour des délits d’appartenance à une organisation criminelle, de corruption, de détournement de fonds publics et de trafic d’influence ».
« Les trois accusés ont constitué une organisation criminelle avec une répartition des fonctions, qui a commis de graves délits de corruption », stipule le jugement « adopté à l’unanimité ». Le troisième individu qui était jugé est l’homme d’affaires Victor de Aldama, « condamné à quatre ans et demi de prison ». Une peine dont l’exécution est toutefois « suspendue » en raison de sa contribution apportée aux enquêteurs.
Scandales de corruption : Sanchez de plus en plus acculé
Il est reproché à José Luis Ábalos, figure clé de l’ascension politique du Premier ministre Pedro Sánchez, d’avoir obtenu des compléments de salaire, le paiement de vacances en famille, des faveurs pour ses maîtresses ainsi que le paiement de prostituées en échange de l’attribution de contrats portant sur l’achat de millions de masques pendant la pandémie de Covid-19.
De cet ancien bras droit à l’ex-Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, en passant par sa propre épouse, les déboires judiciaires sur fond de corruption s’accumulent dans l’entourage de Pedro Sanchez. Des scandales qui viennent fragiliser son pouvoir et font les choux gras de l’opposition qui réclame des élections anticipées.