Suisse : un Ukrainien fuyant la guerre en Porsche doit rembourser l'aide sociale

Suisse : un Ukrainien fuyant la guerre en Porsche doit rembourser l'aide sociale
[photo d'illustration générée par l'intelligence artificielle]
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Avec le cas d'un profiteur de la guerre en Ukraine se réfugiant en Suisse, le chroniqueur Jacques Frantz expose un problème plus profond qui touche non seulement ce pays alpin, mais aussi d'autres pays européens : les populations se sont fait berner par l'affaire ukrainienne.

Un Ukrainien, réfugié en Suisse depuis 2022, a été « condamné » à rembourser l’aide sociale indûment perçue à l’Établissement vaudois d’accueil des migrants.

Ça, c’est pour les faits. Maintenant, un peu de sociologie et surtout des questions.

Au début de l’opération militaire spéciale de la Russie découlant de l’échec de toutes les tentatives raisonnables de cette dernière de régler politiquement les questions liées aux massacres dans le Donbass et au-delà, et d’obtenir la garantie que l’Ukraine n’adhèrera jamais à l’OTAN, l’Europe occidentale a connu une vague sans précédents de réfugiés ukrainiens de toute condition.

Les plus malins ont choisi la Suisse, et pour cause. Les Helvètes ont été particulièrement généreux avec ces nouveaux réfugiés fuyant Vladimir Satanovitch Poutine. Il faut dire qu’à l’époque, et encore maintenant, rien n’était trop beau pour ces pauvres Ukrainiens et, faut-il le préciser, Ukrainiennes, puisque de nombreuses femmes d’Ukrainiens mobilisés ont quitté le pays.

C’est dans ce contexte qu’on apprend la « condamnation » d’un Ukrainien dont le nom n’a pas été révélé, au remboursement de 67 300 CHF (75 500 euros) au titre de prestations sociales indûment perçues, à la suite de fausses déclarations de revenus. Comme je l’ai dit, rien n’était trop beau. À l’époque, il suffisait de raconter qu’on venait d’Ukraine pour être hébergé, toucher une allocation journalière de subsistance, recevoir une carte SIM voire un téléphone, les soins médicaux (dentaires compris) gratuits, trois mois de gratuité totale sur l’ensemble du réseau suisse de chemin de fer, à quoi il faut ajouter des prestations spécifiques aux cantons et aux communes. Cours de langue, gratuité des transports en commun, j’en passe et des meilleures. Tout ça au frais de Favre et de Rochat en Suisse Romande, et d’Imhoff et Zimmerly en Suisse alémanique.

Dans une ville comme Genève, où se loger est un cauchemar, les Ukrainiens étaient et demeurent prioritaires dans toutes les agences immobilières. Pour les bailleurs c’est la garantie d’être payés quoi qu’il arrive directement par les autorités. Le citoyen ordinaire qui doit montrer patte blanche avec tout un tas de justificatifs de revenus ne fait pas le poids.

Les Russes à l’inverse ont été traités de façon indigne. Malveillances, propos déplacés, insultes et discriminations assumées ont été le quotidien de nombreux Russes. Je connais personnellement le cas d’une personne qui s’est vu refuser un emploi au motif qu’elle était russe, et que par solidarité avec l’Ukraine, une suite favorable ne pouvait être donnée à sa candidature. Ça se passe comme ça en pays neutre, champion de la démocratie, des droits de l’homme et des causes humanitaires.

Dans le cas qui nous intéresse, il est difficile de ne pas y voir une grossière entreprise de propagande. Plusieurs questions se posent : Pourquoi cacher le nom de l’individu ?

Pourquoi aucune poursuite pénale n’a été entreprise ? Après tout il se n’agit rien de moins que d’une tentative échouée d’escroquerie.

Comment se fait-il que la personne en question n’a pas été expulsée vers son pays d’origine afin de remplir son devoir patriotique ? Puisque la Suisse, même si elle s’en défend, soutient la guerre au nom de « nos valeurs », comment se fait-il qu’elle tolère sur son sol des pleutres qui n’osent affronter Poutine ?

Enfin, pourquoi une seule personne ? En effet, depuis 2022 on n’a jamais vu autant de grosses cylindrées immatriculées « UA ».

Certains considèrent ce cas comme la partie émergée de l’iceberg. On a envie de dire que la partie émergée de l’iceberg est encore plus fine que le tournevis d’un horloger.

La réalité est qu’on se fiche du monde. À l’instar des autres Européens, la Suisse a abusé de la bienveillance des citoyens en gaspillant leur argent et en important le système ukrainien de corruption.

Mais les Suisses qui sont par nature gentils et généreux commencent à mal supporter ces éternelles victimes. Tout d’abord, il y a eu les Ukrainiennes. Jeunes et jolies, généreusement hébergées chez les paysans du Gros-de-Vaud et de l’Oberland bernois, elles ont pulvérisé beaucoup de couples. Et puis il y a eu les hommes. Nombreux sont les Suisses qui ont mal compris que des gaillards en âge de combattre venaient leur pomper l’air avec du « Slava Ukraïni » pendant que leurs concitoyens se faisaient trouer la peau à leur place.

Certes minoritaire, une partie croissante de la population commence à comprendre qu’elle s’est peut-être bien fait avoir avec cette histoire d’Ukraine.

Retrouvez d'autres articles de Jacques Frantz sur son blog.

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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