Iran : JD Vance refuse de fixer une date pour la fin du conflit
© Getty ImagesJD Vance refuse de donner un calendrier pour la fin du conflit avec l’Iran et conteste même l’utilisation du terme «guerre». Washington conditionne toute désescalade à l’arrêt des attaques iraniennes contre la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Le vice-président américain JD Vance a refusé le 3 septembre de donner un calendrier pour la fin des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, alors que le conflit dure désormais depuis plus de six mois et continue de peser lourdement sur la région comme sur les marchés énergétiques.
Interrogé à la Maison Blanche sur la possibilité d’une fin des combats avant les élections de mi-mandat de novembre, JD Vance a même contesté l’idée qu’il s’agisse encore d’une « guerre ». Selon lui, les principales opérations militaires se seraient achevées après environ six semaines et les affrontements actuels ne seraient que des épisodes ponctuels. Une présentation difficile à concilier avec la reprise récente des frappes américaines en Iran et les attaques iraniennes contre les intérêts américains et la navigation dans le Golfe.
Sans vision
Pour expliquer l’absence de calendrier, le vice-président a renvoyé la responsabilité sur Téhéran, affirmant que la question était désormais de savoir quand l’Iran cesserait de s’en prendre aux navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Washington exclut pour l’instant toute reprise des négociations et privilégie de nouveau une combinaison de pressions militaires et économiques.
Cette stratégie ne permet pourtant toujours pas d’entrevoir une sortie de crise. Les États-Unis ont maintenu plus de 50 000 militaires au Moyen-Orient et renforcé leur présence navale, tandis que les frappes menées cette semaine ont encore accentué les tensions. Le trafic maritime à Ormuz reste perturbé et les prix du pétrole demeurent élevés.
Le conflit devient également un problème intérieur pour l’administration Trump, alors que la hausse des prix de l’énergie et la durée des opérations alimentent les critiques à quelques semaines des élections. Les déclarations de JD Vance illustrent ainsi une administration qui refuse de parler de guerre tout en restant incapable d’en préciser l’issue.