Catastrophes climatiques : l’OFCE alerte sur leur récurrence et leurs effets sur l’économie française
© Service d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône / Document fourni / Anadolu Source: Gettyimages.ruAlors que 115 000 hectares ont été parcourus par les flammes en France depuis le début de l’année, l’OFCE alerte sur la récurrence des catastrophes climatiques, dont les conséquences sur l’économie seront «loin d’être négligeables».
L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) alerte sur les conséquences de la multiplication des catastrophes climatiques, alors que de vastes incendies ravagent une partie du territoire, notamment la Gironde, les Landes et le Var.
Invité de France Inter ce 27 juillet, Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint du département Analyse et Prévision de l’OFCE, a insisté sur les effets économiques croissants de ces événements. Selon lui, une canicule ou un feu de forêt prolongé et de grande ampleur peut affecter l’activité, les infrastructures, les rendements agricoles et le tourisme.
Mathieu Plane (@MathieuPlane), économiste et directeur adjoint du département Analyse et Prévision de l'OFCE, répond aux questions d'Alexis Morel. Ensemble, ils reviennent sur la résilience dont va devoir faire preuve l'économie française face au changement climatique, tandis que… pic.twitter.com/rN6ouoL27K
— France Inter (@franceinter) July 27, 2026
Depuis le début de l’année, environ 115 000 hectares ont été parcourus par les flammes en France, dont 42 000 en Gironde. Dans ce département, quelque 220 000 personnes ont dû être évacuées. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié la situation de « tout à fait exceptionnelle ». L’OFCE souligne surtout la « récurrence » de ces catastrophes, qui interroge la résilience de l’économie nationale.
« La question de la résilience va être de plus en plus importante face à ces phénomènes de grande ampleur. L’organisation de l’activité, du travail et du tourisme, tout ça va avoir des effets loin d’être négligeables », prévient Mathieu Plane. Ces événements répétés obligent à repenser les modèles : adaptation des infrastructures, protection des secteurs vulnérables, continuité des activités et coordination entre les acteurs publics et privés.
Le gouvernement réagit en réunissant ce 27 juillet à Bercy les acteurs économiques des zones sinistrées : tourisme, énergie, assurances, télécoms, pour évaluer les besoins et assurer la continuité des activités. La sécheresse, autre fléau silencieux, a représenté à elle seule la moitié des dégâts liés aux catastrophes naturelles en 2025, avec une facture estimée entre 770 millions et 1 milliard d’euros pour les seuls dommages assurés, sans compter la nécessité d’investir dans du matériel, alors que la France a dû faire appel à ses voisins européens pour faire face aux incendies.
L’OFCE explique ainsi que « lors de la canicule de fin juin, les prix spot de l’électricité ont atteint des niveaux aussi élevés que lors des grands froids, malgré une demande plus faible ».
☀️☀️☀️ Dernier ÉcoGraphe de la saison 2025 - 2026 ➡️ A retrouver sur le Blog de l'OFCE : www.ofce.fr/blog2024/fr/... 📊 💡 Lors de la canicule de fin juin, les prix spot de l’électricité ont atteint des niveaux aussi élevés que lors des grands froids, malgré une demande plus faible.
— OFCE (@ofce.bsky.social) 24 juillet 2026 à 14:20
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Depuis les années 1980, les sinistres « cat nat » ont coûté 65 milliards d’euros au total.
Au-delà des coûts immédiats (secours, indemnisations, pertes d’activité), ces phénomènes récurrents pèsent sur la croissance, augmentent les primes d’assurance et interrogent la soutenabilité du régime de catastrophes naturelles. L’adaptation devient une priorité stratégique pour limiter les impacts sur l’ensemble de l’économie française.