Budget 2026 : LFI et le RN déposent deux motions de censure après un nouveau 49.3 de Sébastien Lecornu

Budget 2026 : LFI et le RN déposent deux motions de censure après un nouveau 49.3 de Sébastien Lecornu© NurPhoto Source: Gettyimages.ru
Sébastien Lecornu, Premier ministre français
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Pour la troisième fois, le Premier ministre français a engagé la responsabilité de son gouvernement afin de faire adopter le budget sans vote. LFI et le RN ont immédiatement annoncé le dépôt de deux motions de censure, promises à l’échec faute de majorité.

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a engagé la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale avec l'article 49.3, et ce pour la troisième fois de sa carrière, pour faire adopter le budget de l’État sans vote des députés, affirmant que « la France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j'engage la responsabilité du gouvernement sur l'ensemble du PLF (projet de loi de finances, NDLR) pour 2026 ». La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN) ont annoncé, sans surprise, le dépôt respectif d'une motion de censure.

La motion de censure de La France insoumise a été déposée avec les Écologistes, les Communistes et les Ultramarins, mais sans le soutien du Parti socialiste et du parti Les Républicains, d’où la haute probabilité d’un nouveau rejet. Du côté du Rassemblement national, sa motion ne devrait pas avoir plus de succès malgré le soutien de l’UDR, dans la mesure où les motions de l'extrême droite ne sont pas soutenues par la gauche.

Pour le gouvernement, le texte est « imparfait » mais « utile »

Face aux sénateurs, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, avait déclaré le 29 janvier que, s’il est certes « imparfait », le budget demeure « un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d'incertitude qui s'est installé depuis quelques mois », rappelant que le texte était le fruit de « 350 heures » de débats.

Pour Éric Coquerel, député de LFI, « ce texte ne satisfait personne ». Commentant la rapidité avec laquelle le Premier ministre avait activé le 49.3, dans un hémicycle quasiment vide, où le chef du gouvernement était entouré de quelques membres de son gouvernement, dont la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, et le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, Éric Coquerel a souligné que Sébastien Lecornu, qui n'est même pas monté en tribune, n'a pas permis à plusieurs députés de se rendre dans l'hémicycle au moment de sa prise de parole.

« Le Premier ministre, avec sa volonté d'utiliser le 49.3, le fait en plus avec une rare inélégance puisque nous étions en commission où, une fois de plus, nous avons rejeté le texte », a déploré le député, également président de la commission des Finances.

Le 49.3, devenu un rituel parlementaire

À son arrivée à Matignon, Sébastien Lecornu avait promis de ne pas engager la responsabilité du gouvernement, mais a finalement usé trois fois de l’article 49.3, notamment le 20 janvier, où il a déclaré engager la responsabilité du gouvernement « avec une certaine forme de regret et un peu d'amertume » pour faire adopter le volet « recettes » du projet de loi de finances 2026.

Les deux motions de censure déposées à l’époque par LFI et ses alliés, ainsi que par le RN avec l'UDR, ont échoué faute d’avoir obtenu une majorité de 288 voix. Trois jours plus tard, le Premier ministre échappait à deux autres motions, mais cette fois sur le volet « dépenses » du projet de loi, pour lequel le gouvernement a encore recouru au 49.3.

En cas de rejet des motions de censure d’aujourd’hui, qui devraient être examinées dès le 2 février prochain, le budget de l’État 2026 devrait être définitivement adopté au bout de quatre mois de débats.

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