Maroc : absent à l’ouverture, le roi Mohamed VI n’est pas attendu à la finale de la CAN
© Mosa'ab Elshamy Source: APDepuis début novembre, le roi Mohammed VI n'est plus apparu en public, y compris lors de la CAN organisée par le royaume. Cette absence suscite de nombreuses spéculations sur son état de santé et attire l’attention sur son fils Moulay Hassan, futur Hassan III, représentant de la génération Z et nouveau visage du pouvoir marocain.
Alors que la finale de la CAN oppose le Maroc au Sénégal ce 18 janvier, Mohammed VI reste invisible. Sa dernière apparition officielle remonte à octobre 2024 lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron, qui a scellé un rapprochement diplomatique majeur entre Rabat et Paris, notamment sur la reconnaissance française de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
À cette occasion, le roi apparaissait déjà affaibli, amaigri et utilisant une canne pour se déplacer. Quelques semaines plus tard, en décembre 2024, il n’a pas assisté à la messe pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris, un événement réunissant plusieurs chefs d’État.
Une maladie « gravement » avancée ?
Pour Thierry Oberlé, journaliste spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, « le roi est malade, il est même gravement malade. Plusieurs sources évoquent une maladie pulmonaire incurable accompagnée de difficultés respiratoires ».
Depuis son accession au trône en 1999, Mohammed VI a maintenu une communication minimale, ponctuée de rares selfies ou publications sur Instagram, tout en restant omniprésent dans l’espace public à travers ses portraits dans les villes marocaines. Mais ces derniers mois, ses déplacements sont devenus encore plus secrets, laissant planer le mystère sur sa localisation, que ce soit à Paris, Dubaï ou ailleurs.
Moulay Hassan : le visage d’une nouvelle génération
L’absence prolongée du roi met en lumière son héritier, Moulay Hassan, âgé de 22 ans et futur Hassan III. Présent dans les tribunes de la CAN, il représente la génération Z, plus connectée et revendicatrice, consciente des défis économiques et sociaux du royaume.
Mohammed VI ne devrait vraisemblablement pas apparaître lors de la finale, même si le Maroc venait à remporter le tournoi. Son fils Moulay Hassan, en tribune, incarne une présence symbolique et politique. « On peut comparer la victoire du Maroc à celle de la France en 1998 : une parenthèse heureuse, même si les problèmes structurels du royaume restent », note Thierry Oberlé.