Medvedev : la dissolution de l’OTAN et le retour de l’UE aux achats de gaz russe seraient bénéfiques pour tous

Medvedev : la dissolution de l’OTAN et le retour de l’UE aux achats de gaz russe seraient bénéfiques pour tous Source: Sputnik
Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe.
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Face à une instabilité mondiale grandissante, Dmitri Medvedev dresse un constat alarmant : le risque de conflit global reste élevé, tandis que l’ordre international se transforme. Entre scénarios inattendus, critiques du droit international et affirmation d’un monde multipolaire, Moscou se dit opposée à toute escalade.

Lors d'une interview accordée à TASS, Reuters et au projet Wargonzo, le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a déclaré que le monde se trouvait à un tournant, à une époque marquée par des tensions extrêmes et des scénarios autrefois jugés impensables.

Interrogé sur le pronostic le plus inattendu qu’il pourrait formuler pour l’année 2026, Dmitri Medvedev a évoqué deux hypothèses : des excuses officielles de l’Union européenne à la Russie, suivies d’une reprise des achats de gaz et de pétrole russes, et la désintégration de l’Alliance atlantique à la suite d’un retrait des États-Unis. Selon lui, ces deux scénarios seraient d'ailleurs bénéfiques pour l’ensemble de la planète. 

Au-delà de ces projections, le responsable russe a dressé un tableau particulièrement préoccupant de la situation internationale. Il a mis en garde contre le risque croissant de scénario incontrôlable, estimant que la probabilité d’un conflit mondial restait élevée. Sans chercher à dramatiser, il a néanmoins reconnu que le contexte actuel était extrêmement dangereux. Il a noté que la reprise récente des contacts avec les États-Unis constituait un élément positif, notamment dans le cadre de consultations sur plusieurs dossiers sensibles, y compris le règlement du conflit en Ukraine. Toutefois, ces échanges ne suffisent pas, selon lui, à inverser la tendance générale.

Dmitri Medvedev a rappelé que les indicateurs symboliques du risque global, à l’image de la fameuse « horloge de la fin du monde », n’avaient jamais reculé depuis leur création. À ses yeux, cette dynamique illustre une réalité inquiétante : la menace d’un affrontement mondial demeure, aucun signe d'apaisement n'est à l'horizon.

Dans ce contexte, il a affirmé que la Russie n’avait aucun intérêt à l’escalade d’un conflit global, tout comme elle n'avait pas souhaité le déclenchement de l’opération militaire spéciale. Il a souligné que les autorités russes avaient, à de nombreuses reprises, alerté les pays occidentaux et l’OTAN, les appelant à prendre en compte les intérêts de Moscou et à privilégier la voie des négociations.

Royaume-Uni, Venezuela et monde multipolaire

S’agissant des relations avec le Royaume-Uni, Dmitri Medvedev a estimé qu’une amélioration ne serait envisageable qu’à la condition d’un changement profond de la ligne politique britannique. Il a évoqué un contentieux historique lourd entre les deux pays, rappelant que des tentatives de fragilisation de la Russie avaient émergé peu de temps après la Seconde Guerre mondiale, malgré l’alliance passée contre le fascisme.

Le vice-président du Conseil de sécurité s’est également exprimé sur la situation au Venezuela, qualifiant l’arrestation du président Nicolás Maduro par les États-Unis de véritable catastrophe pour le droit international. Selon lui, un tel acte constitue une violation manifeste de toutes les normes juridiques existantes et porte un coup sévère à l’ensemble du système des relations internationales.

Dans le même temps, Dmitri Medvedev a souligné que les pôles d’un monde multipolaire étaient désormais bien établis et influençaient activement l’agenda mondial. À ses yeux, les bouleversements récents témoignent précisément de cette transformation.

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