«Les Français auront le dernier mot» : Marine Le Pen annonce sa candidature à l’élection présidentielle
© Marc Charuel/Photo12/Universal Images Source: Gettyimages.ruLa présidente du groupe Rassemblement national au Palais Bourbon a annoncé ce 7 juillet sur le plateau de TF1 qu’elle se pourvoyait en cassation et qu’en conséquence elle ferait campagne «sans bracelet» pour briguer la présidence française. Le même jour, la cour d’appel de Paris avait confirmé sa condamnation pour détournement de fonds publics.
« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle ». Sur le plateau de Gilles Bouleau, Marine Le Pen a annoncé qu’elle serait de la course pour briguer la fonction suprême en France. Dès les premiers instants de l’interview, la députée du Pas-de-Calais avait annoncé la couleur, se déclarant « heureuse » - après le verdict prononcé quelques heures plus tôt - que « l’on rende aux français » la possibilité « de voter et que la cour me rende mon éligibilité ».
Lors de ce jugement en deuxième instance, le tribunal a réduit la peine d’inéligibilité de la cheffe de file des députés Rassemblement national (RN) a 45 mois, dont 15 fermes et en considérant que la peine avait débuté le 31 mars 2025, date de sa condamnation en première instance pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants des députés européens du Front national. Un jugement où elle avait écopé, sur ce volet, de cinq années d’inéligibilité avec exécution provisoire. Ce verdict était venu bousculer les perspectives politiques de celle qui était alors la favorite des sondages.
« À partir du moment où ma peine d’inéligibilité est purgée, alors je veux aller au bout », a assuré Marine Le Pen sur le plateau de TF1, après avoir souligné que « l’intervention de l’arrêt de la cour d’appel fait disparaitre le jugement de première instance » et n’avoir « aucun doute » quant au fait qu’elle n’aurait pas à porter de bracelet électronique durant la campagne présidentielle. Quelques instants plus tôt, dans l’un des reportages, la chaîne privée avait notamment souligné que la mise en place d’un bracelet – en cas de condamnation définitive – pouvait prendre plusieurs mois.
Les spéculations sont allées bon train dans la sphère médiatique française, tout au long de la journée, quant au fait que Marine Le Pen, benjamine du « Menhir », qui compte trois présidentielles à son actif, puisse se désister pour 2027. En effet, quelques jours avant le rendu de ce verdict de la cour d’appel, Marine Le Pen avait déclaré qu’elle ne se présenterait pas si elle devait concourir sous bracelet électronique. Un élément qu’a maintenu, ce 7 juillet, dans son jugement, la cour d’appel de Paris.