«Démago», «complexe d’infériorité» : pour son dernier 14 juillet, Macron veut un défilé «XXL»
© Daniel Pier/NurPhoto Source: Gettyimages.ruEn gestation depuis neuf mois, l’édition 2026 du défilé du 14 juillet, qui se veut un dernier coup d’éclat d’Emmanuel Macron avant la fin de son deuxième quinquennat consécutif, devrait avoir des accents bien plus martiaux que les précédents. Cerise sur le gâteau : l’Ukraine, dont s’est épris le président français, serait «mise à l’honneur».
Le défilé militaire « XXL » du 14 juillet aura bien lieu. Annoncé depuis mai, où Le Parisien révélait qu’Emmanuel Macron plancherait sur ce «dernier tour de piste» depuis « sept mois », Le Figaro a publié le 6 juin le programme de cette grand-messe annuel de l’armée française.
Selon le quotidien qui évoque un défilé « spectaculaire et très militaire », et « l’Ukraine mise à l’honneur », pas moins de 10 000 soldats sont attendus sur les Champs-Élysées, une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente. Un renfort d’effectif davantage appuyé du côté matériel, avec une hausse de 30 % des véhicules et aéronefs présents.
Une démonstration de force qui doit refléter « le contexte stratégique », avec des parades simultanées d’éléments aériens et motorisés, ainsi que montrer aux « Français et nos alliés » la « concrétisation » des efforts de réarmements engagés ces dernières années, comme l'a expliqué au quotidien le gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon, en charge de l’organisation du défilé.
En mai, auprès du Parisien, un proche de Macron assurait que ce défilé serait le « plus gros qu'on a jamais connu ». Toujours selon le quotidien régional enfin, une quarantaine d'États membres de Coalition des volontaires et engagés dans le soutien à Kiev devraient être présents à l’occasion de ces célébrations de la fête nationale française.
« Ce dingue veut tout cramer avant de partir »
« J’ai l’impression d’entendre un complexe d’infériorité s’exprimer de la manière la plus bruyante possible », avait ironisé début mai Élise Goldfarb sur RMC. Si elle saluait une belle opportunité pour les militaires de participer à un « moment unique » dans leur carrière, la chroniqueuse estimait qu’« en matière de politique internationale, excusez-moi, mais cela fait vraiment le mec qui veut montrer qu’il n’en a pas une toute petite ».
« Il y a un petit côté Trump dans cette initiative », avait estimé Charles Cosigny, également sur RMC, regrettant qu’à l’heure où « le pays est à l’os », Emmanuel Macron ne sache « pas faire sobre ». Un point budgétaire sur lequel était revenu un auditeur. S’il n’a rien contre mettre en avant le savoir-faire militaire tricolore, celui-ci estimait que ce défilé s’annonçait « centré autour de Macron », un président qui selon lui « n’en a rien à fou*re des Français ».
« Le 14 juillet n’est plus une fête nationale, c’est devenu un support de communication », réagit sur X un internaute. « Macron veut un défilé du 14 juillet qui le consacrera », commente un autre, résigné. Une initiative « démago », peut-on également lire. « Ce dingue veut tout cramer avant de partir », s’indigne encore un Twitto. « Macron veut s'offrir un défilé du 14 juillet XXL... Il a déjà creusé un déficit XXL, avec en prime un discours belliqueux contre la Russie », a-t-il regretté.