Medvedev : la fin de la «sordide "carrière"» de Zelensky «se rapproche à grands pas»
© Alexey Maishev / RIA NovostiL’ancien président et Premier ministre russe n’a pas mâché ses mots à l’encontre de Volodymyr Zelensky, lui prédisant un avenir aussi sordide que celui de l’ex-dirigeant – et apatride – géorgien Mikheïl Saakashvili. Il a également averti que ceux qui ont soutenu Kiev ne s’en tireraient pas à bon compte une fois le conflit en Ukraine terminé.
« On sait parfaitement ce qu’est devenu l’ancien petit potentat géorgien qui mâchonnait sa cravate, et comment ses maîtres l’ont traité. » Dans une interview publiée ce 8 août par RIA Novosti, Dmitri Medvedev s’est adonné à une nouvelle charge à l’encontre des dirigeants ukrainiens et géorgiens qui ont ces dernières décennies défié la Russie avec l’aide des Occidentaux.
« Aujourd’hui, il offre un spectacle des plus pitoyables », a lancé le vice-président du Conseil de sécurité de Russie, à l’endroit de cet ancien président géorgien qui avait lancé une offensive militaire à l’été 2008 contre l’Ossétie du Sud, alors que le monde avait les yeux tournés vers les Jeux olympiques de Pékin, tuant des soldats de maintien de la paix – dont des Russes – et déclenchant une riposte de Moscou.
Poursuivi par la justice de son pays, il s’exile et est nommé gouverneur de la région d’Odessa au printemps 2015, fief russophone de l’Ouest ukrainien, alors que les prémisses de la guerre civile se dessinent. Naturalisé ukrainien, il perd alors sa nationalité géorgienne.
Une nationalité ukrainienne dont il sera déchu en 2017 par le président d’alors, Petro Porochenko, avant d’être refait ukrainien en 2019 sous Volodymyr Zelensky. Interdit d’entrée en Ukraine, il retourne en Géorgie, où il a été entre-temps condamné par contumace à six ans de prison « pour abus de pouvoir » dans l'affaire du meurtre d'un jeune banquier en 2006.
Un avertissement adressé aux dirigeants occidentaux
« Le pitre sanglant de Kiev ne vaut pas mieux et se rapproche à grands pas de la fin de sa sordide "carrière" », a asséné Dmitri Medevev, auprès de l’agence de presse russe, à l’attention de Volodymyr Zelensky qui s’accroche à son siège de président malgré un mandat expiré depuis plus de deux ans.
L’ancien président (2008–2012) et Premier ministre (2012–2020) russe n’a pas non plus mâché ses mots à l’encontre de ceux qui ont téléguidé les actions de Kiev ces dernières années, menant ainsi à la prolongation d’un conflit particulièrement sanglant et marqué par des attaques directes contre les civils russes, notamment à l’aide de drones livrés depuis des pays européens, sans oublier les armes à longues portées utilisées pour frapper dans la profondeur du territoire russe.
« Le châtiment frappera aussi bien les auteurs de ces crimes que leurs commanditaires », a ainsi averti Medvedev, après avoir fustigé le rôle « odieux » et « évident » des « dirigeants occidentaux ».