France : Lecornu ordonne 500 contrôles pour contrer les hausses abusives des carburants dès ce 9 mars
© Compte X @gouvernementFRFace à l'escalade des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un «plan exceptionnel» de 500 contrôles dans les stations-service. Ces inspections, seront menées par la DGCCRF du 9 au 11 mars.
Le gouvernement français tente de réagir à la flambée des tarifs à la pompe en intensifiant les contrôles. Sébastien Lecornu, chef du gouvernement, a dévoilé un dispositif massif pour traquer les augmentations injustifiées, invoquant le conflit régional sans qu'il serve d'alibi aux spéculations. Avec un demi-millier de contrôle en trois jours, c’est l'équivalent d'un semestre de vérifications habituelles qui doit être réalisé.
Réactions politiques et propositions alternatives
Dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les prix des carburants ont bondi de manière spectaculaire en France. Selon les données officielles, le SP95-E10, essence la plus utilisée, a grimpé de 10 centimes en une semaine, passant à environ 5 euros supplémentaires pour un plein de 50 litres. Le gazole, lui, affiche une hausse encore plus prononcée : de 1,72 euro le litre le 27 février à 1,98 euro le 6 mars, soit +26 centimes (+15 %). Dans certains départements comme la Sarthe, le seuil des 2 euros a même été franchi, alimentant les craintes d'une crise économique pour les ménages.
Sébastien Lecornu a fermement condamné ces pratiques sur X : « La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe. À ma demande, un plan exceptionnel de 500 contrôles sera réalisé, dans les stations-service, entre lundi et mercredi [du 9 au 11 mars] par la répression des fraudes (DGCCRF). »
La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) March 8, 2026
À ma demande, un plan exceptionnel de 500 contrôles sera réalisé, dans les stations-service, entre lundi et mercredi par la répression des fraudes (DGCCRF).
C’est l’équivalent…
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a promis un « name and shame » pour les contrevenants, publiant les noms des stations fautives si des abus sont confirmés.
Les oppositions n'ont pas tardé à réagir. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a ironisé sur X : « Lecornu annonce "500 contrôles" dans les stations-services contre les "hausses abusives" de prix à la pompe. Il y a 10 000 stations-services en France… Ça serait plus simple de bloquer les prix. Car toute hausse dans le contexte est abusive ! ».
Lecornu annonce « 500 contrôles » dans les stations-services contre les « hausses abusives » de prix à la pompe.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) March 8, 2026
Il y a 10 000 stations-services en France… Ça serait plus simple de bloquer les prix. Car toute hausse dans le contexte est abusive !
Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen propose une baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants, le fioul et le gaz, une mesure réclamée depuis des années, idée reprise par le président du parti Jordan Bardella.
Pour rendre du pouvoir d'achat aux Français, il faut baisser la TVA de 20% à 5,5% sur l'électricité, le gaz, le carburant et le fioul.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 7, 2026
Nous voulons aussi créer un panier de cent produits de première nécessité avec une TVA à 0%. pic.twitter.com/nEWlkAau7J
Cependant, la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, juge ces idées « inconcevables », estimant qu'elles creuseraient un trou de 20 milliards d'euros dans le budget de l'État.
Frédéric Plan, de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage, confie n'avoir « jamais vu une augmentation aussi forte en si peu de temps » dans un contexte énergétique inquiétant pour la France et l’Europe qui commencent à percevoir les limites des sanctions à l’égard de Moscou dont la situation est beaucoup plus enviable.