Les autorités israéliennes valident les résultats malgré les accusations de Netanyahou sur des élections «volées»
© Getty ImagesLes autorités électorales israéliennes assurent que les résultats du 27 octobre seront maintenus, malgré les accusations de fraude formulées par le Likoud. Netanyahou dénonce une élection «volée» et soupçonne des financements qataris en faveur des partis arabes, sans apporter de preuve publique d’une fraude généralisée.
La tentative de Benjamin Netanyahou de contester les élections législatives du 27 octobre se heurte aux autorités israéliennes. Le 1er novembre, le président de la Commission électorale centrale, Noam Sohlberg, a affirmé que les résultats du scrutin seraient maintenus, même si les soupçons d’ingérence étrangère faisaient l’objet de vérifications. Une prise de position destinée à apaiser les tensions politiques, alors que le Likoud dénonce depuis plusieurs jours des élections prétendument « volées » par les partis arabes.
Dans une déclaration vidéo aux côtés du directeur du Shin Bet, David Zini, et de la procureure générale Gali Baharav-Miara, Noam Sohlberg a assuré que le scrutin s’était déroulé correctement. Les autorités électorales estiment qu’aucun élément ne permet, à ce stade, d’établir l’existence d’une fraude généralisée susceptible de remettre en cause les résultats.
La balle est dans le camp d'Isaac Herzog
Le camp Netanyahou accuse pourtant les formations arabes d’avoir bénéficié de financements qataris pour mobiliser leurs électeurs. Doha a catégoriquement démenti toute ingérence. Une enquête du Shin Bet reste ouverte, tandis que plusieurs militants soupçonnés d’achat de voix ont été interpellés. Le 1er novembre, la justice a toutefois ordonné l’assouplissement des mesures visant certains suspects, faute d’éléments suffisants pour justifier leur maintien en détention.
Ces accusations interviennent après un scrutin particulièrement défavorable à la coalition sortante. Avec 53 sièges sur les 120 que compte la Knesset, le bloc Netanyahou a perdu sa majorité. L’opposition conduite par Gadi Eisenkot totalise 48 élus, tandis que Ra’am et la Liste commune réalisent une percée historique avec 19 députés.
Eisenkot accuse désormais le Premier ministre de chercher à délégitimer le vote pour empêcher la formation d’un gouvernement alternatif. Le soutien éventuel des partis arabes pourrait en effet permettre à l’opposition de réunir une majorité théorique de 67 sièges, malgré ses profondes divisions.
Les résultats doivent être officiellement transmis le 4 novembre au président Isaac Herzog, avant l’ouverture des consultations pour désigner le prochain Premier ministre. La bataille politique se déplace désormais des urnes vers les négociations parlementaires.