Face aux évènements en Iran, le Moyen-Orient opte pour la prudence

Face aux évènements en Iran, le Moyen-Orient opte pour la prudence© Getty Images
Manifestation en Iran pour soutenir le gouvernement. [Image d'illustration]
Suivez RT en français surTelegram

Les manifestations en Iran suscitent des réactions contrastées entre soutien occidental et prudence régionale. Le Golfe et la Turquie redoutent davantage le chaos qu’un Iran affaibli. La crise interne fragilise la capacité de Téhéran à maintenir son influence régionale.

Alors que les manifestations continuent en Iran, les voisins de la République islamique et les grandes puissances observent attentivement la situation. Coupures d’internet, arrestations et rassemblements nocturnes traduisent la profondeur d’une contestation sociale et politique que le pouvoir peine à étouffer.

À Washington et à Tel-Aviv, le soutien aux protestataires a été rapide et assumé. Donald Trump a averti que les États-Unis pourraient intervenir si des manifestants étaient tués, tandis qu’Israël présente ces troubles comme une occasion d’affaiblir son principal adversaire régional. À Téhéran, le guide suprême Ali Khamenei a répliqué en accusant le président américain d’avoir les mains « tachées du sang des Iraniens », dénonçant une manipulation étrangère de la colère populaire.

Une région qui retient son souffle 

Dans la région, la lecture est plus nuancée. Les monarchies du Golfe observent un silence calculé. Longtemps hostiles à Téhéran, elles redoutent aujourd’hui moins l’Iran que le chaos qu’un effondrement du pouvoir central pourrait provoquer. Une instabilité prolongée menacerait les marchés énergétiques, les investissements et les efforts de désescalade diplomatique engagés ces dernières années, notamment depuis le rapprochement irano-saoudien de 2023 sous médiation chinoise. Selon plusieurs analystes, les États du Golfe ne veulent pas voir l’Iran sombrer dans l’anarchie, soulignant qu’un affaiblissement contrôlé est jugé préférable à une perte totale de contrôle.

La Turquie partage ces inquiétudes, avec ses propres priorités. Voisine directe de l’Iran et partenaire économique important, Ankara craint surtout les effets de contagion, notamment dans les régions kurdes. Engagée dans un délicat processus interne et impliquée au nord de la Syrie, la Turquie souhaite éviter toute dynamique centrifuge en Iran.

Officiellement silencieuse, elle a néanmoins multiplié les signaux de rapprochement avec Téhéran, allant jusqu’à dénoncer Israël comme principale menace régionale lors d’une récente visite diplomatique, assortie d’accords économiques structurants.

À l’inverse, Israël suit les événements avec satisfaction, tout en mesurant les risques. Si l’affaiblissement de l’Iran est vu comme stratégique, une pression excessive pourrait pousser les Gardiens de la révolution à des réactions imprévisibles, sur le territoire iranien ou via leurs alliés régionaux. Car au-delà de Téhéran, c’est l’ensemble de « l’axe de la résistance », du Hezbollah aux Houthis, qui pourrait vaciller. 

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix