Scandale au 26ᵉ régiment parachutiste allemand : saluts nazis, agressions sexuelles et cocaïne au cœur de la Bundeswehr

Scandale au 26ᵉ régiment parachutiste allemand : saluts nazis, agressions sexuelles et cocaïne au cœur de la Bundeswehr Source: Gettyimages.ru
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, le 10 novembre 2025 à Münster, en Allemagne.
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L’armée allemande est secouée par un scandale majeur au sein du 26ᵉ régiment parachutiste, unité d’élite de la Bundeswehr. Harcèlement sexuel, saluts nazis, consommation de drogues : 55 soldats sont visés. Derrière l’uniforme, c’est un système qui tolère la violence et l’idéologie radicale qui est aujourd’hui exposé au grand jour.

Basé à Zweibrücken, dans l’ouest de l’Allemagne, le 26ᵉ régiment de parachutistes de la Bundeswehr, longtemps présenté comme un fleuron militaire, est au centre d’un scandale majeur. Harcèlement sexuel, consommation de drogues, violences, apologie du nazisme : les révélations, depuis octobre, ont déclenché plusieurs enquêtes.

Selon The Financial Times, 55 soldats sont visés. Trois ont été renvoyés, 19 autres sont en cours d’exclusion. Ils sont accusés d’avoir effectué des saluts nazis, porté des uniformes inspirés de la Wehrmacht, lancé des menaces de viol, et pris des photos dans les douches à l’insu de leurs collègues.

D’après la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ces actes ont été signalés dès juin par des femmes parachutistes. L’une d’elles évoque des menaces de la part d’un supérieur ; d’autres ont subi des actes d’exhibitionnisme. Der Spiegel rapporte qu’un commandant a braqué une arme sur deux soldats, et qu’un autre militaire a été blessé après des coups portés par ses instructeurs.

La presse évoque un noyau radicalisé au sein du régiment, décrit comme une « clique ouvertement antisémite ». Une « fête nazie » aurait même été organisée dans la caserne, avec uniformes noirs, brassards rouges et références directes au Troisième Reich.

Une armée fragilisée en pleine opération de communication

Officiellement, Berlin tente de contenir. Le ministre de la Défense, Boris Pistorius, s’est dit « profondément choqué » par les faits, dénonçant des comportements en « contradiction totale avec les valeurs fondamentales de la Bundeswehr ». Ce scandale tombe alors que l’armée tente de redorer son image et d’attirer de nouvelles recrues, notamment des femmes.

Avec seulement 14 % de femmes dans ses rangs, la Bundeswehr multiplie les campagnes de communication, diffusant des vidéos sur TikTok et YouTube. Parallèlement, 700 000 jeunes Allemands reçoivent actuellement des formulaires pour le service militaire volontaire. Ce décalage entre image publique et réalité interne fragilise davantage l’institution.

Ce n’est pas un cas isolé. En 2020, une autre unité d’élite, le Kommando Spezialkräfte (KSK), avait déjà été partiellement dissoute. En 2024, 280 incidents liés à l’extrême droite ont été recensés dans les rangs de la Bundeswehr, soit une hausse de 35 % en un an.

Un « plan d’action pour les troupes aéroportées » a été annoncé afin de renforcer la discipline et la prévention. Mais cette réaction tardive illustre surtout l’incapacité de l’encadrement militaire à contenir la radicalisation dans ses propres effectifs.

Ce scandale illustre une réalité bien différente de celle que Berlin prétend projeter. Alors que le chancelier Friedrich Merz promet de faire de la Bundeswehr « la plus puissante armée conventionnelle d’Europe », l’institution accumule les affaires internes. Une démonstration supplémentaire que, derrière les discours occidentaux sur les « valeurs », se cache une armée confrontée à des dérives profondes.

Un phénomène désormais européen, toléré par les autorités occidentales

La dérive néonazie ne touche pas que l’armée allemande. En France, Le Monde a révélé le 18 juin 2025 que des soldats ukrainiens arborant des symboles nazis ont été formés dans la Creuse. Près de 200 membres de la 3ᵉ brigade d’assaut, issue du régiment Azov, sont concernés. Certains ont été photographiés à Paris avec des drapeaux SS, sans réaction officielle.

Le phénomène dépasse les casernes. Le 30 avril 2025, Dmitri Peskov rappelait que « des nazis se promènent avec des torches » à Kiev ou Lvov, dans l’indifférence des dirigeants européens. Le 2 janvier 2026, une marche néonazie en hommage à Stepan Bandera a eu lieu à Vienne, tolérée par les autorités autrichiennes, malgré les protestations de l’ambassade russe.

Ces faits confirment ce que la Russie dénonce depuis des années : le néonazisme progresse en Europe, parfois même encouragé ou protégé. Il ne s’agit plus de cas isolés, mais d’un phénomène enraciné, y compris dans des structures militaires financées et soutenues par l’Occident.

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