Tensions américano-vénézuéliennes : un bâtiment de l’US Navy traverse le canal de Panama

Tensions américano-vénézuéliennes : un bâtiment de l’US Navy traverse le canal de Panama© Michal Fludra/NurPhoto Source: Gettyimages.ru
L’USS Gravely [Photo d'illustration].
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L'USS Lake Erie, un croiseur américain, s’est engagé le 29 août dans le canal de Panama, d’où il devrait rejoindre plusieurs bâtiments de l’US Navy déployés dans les Caraïbes. Un renfort qui s’inscrit dans une escalade entre Washington et Caracas, sur fond d’accusations de prétendus liens entre l’exécutif vénézuélien et un cartel de la drogue.

Le dispositif militaire américain, au large des côtes vénézuéliennes, se met en place. Le croiseur lance-missiles USS Lake Erie, qui était amarré depuis plusieurs jours dans le port de Rodman, non loin de l’entrée du canal de Panam, a été signalé par l’AFP le 29 août franchissant l’une des écluses du canal maritime reliant les océans Atlantique et Pacifique.

En route vers les Caraïbes, il devrait y rejoindre trois destroyers de classe Arleigh Burke déjà déployés : l’USS Gravely, l’USS Jason Dunham et l’USS Sampson, au motif de lutter contre le narcotrafic. Une partie de la presse américaine évoque jusqu’à « sept navires » de guerre transportant « 4 500 militaires ».

L’envoi dans les Caraïbes de l’USS Lake Erie avait été indiqué le 26 août à l’AFP par un responsable américain, sous couvert d’anonymat. Cette même source avait précisé que l’envoi de l’USS Newport, un sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire, avait également été acté.

« C’est ridicule de penser qu’ils luttent contre le trafic de drogue avec des sous-marins nucléaires », avait déclaré le 28 août le représentant permanent du Vénézuéla auprès des Nations Unies, Samuel Moncada, fustigeant une « escalade ».

Menaces américaines : Caracas sonne la mobilisation

Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, Caracas a dénoncé « une grave menace pour la paix et la sécurité régionale » et a appelé Washington à donner des « assurances claires et vérifiables » qu’ils « ne déploieront pas ou ne menaceront pas de déployer des armes nucléaires dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes », une zone où les États-Unis ont participé à de nombreux coups d’État.

Le président Nicolas Maduro - dont la tête est mise à prix par Washington -, s’est affiché en uniforme militaire au milieu de centaines d’hommes des forces de sécurités.

Le ministre de l'Intérieur vénézuélien, Diosdado Cabello, avait annoncé le 25 août « un déploiement de 15 000 hommes et femmes » dans les zones frontières de la Colombie afin de lutter contre le trafic de drogue. Le 18 août, en réponse aux « menaces » américaines, Nicolas Maduro avait annoncé son intention de mobiliser 4,5 millions de miliciens « pour garantir la couverture de tout le territoire national ».

Depuis début août, l’administration Trump accuse le président du Venezuela d’avoir « contribué à diriger » le cartel de « Los Soles » et d’avoir pris part à « un complot narco-terroriste corrompu et violent » aux côtés des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avec qui ils auraient prétendument négocié « des cargaisons de plusieurs tonnes de cocaïne ».

Dans ce contexte de surenchère des États-Unis à l'encontre de Caracas, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova avait fait part lors d'un point presse le 29 août de la « solidarité » de la Russie à l'égard du peuple et gouvernement vénézuélien et réitéré le « droit inaliénable » pour ce pays d'Amérique latine de « déterminer librement sa voie politique, économique et sociale sans pression extérieure, dans un environnement pacifique ». Une « déclaration décisive », saluée par le chef de la diplomatie vénézuélienne.

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