Sénégal : le Premier ministre veut durcir la répression contre l’homosexualité
© Getty ImagesLe Sénégal envisage de durcir sa législation contre l’homosexualité avec des peines pouvant atteindre dix ans de prison. Le projet, porté par Ousmane Sonko, répond à des pressions religieuses et politiques internes. ONG et défenseurs des droits humains dénoncent une régression des libertés individuelles.
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a présenté un projet de loi visant à renforcer fortement la pénalisation des relations homosexuelles, portant la peine maximale encourue jusqu’à dix ans de prison.
Le texte prévoit également des sanctions de trois à sept ans d’emprisonnement contre toute personne accusée de « promouvoir » ou de militer en faveur des relations entre personnes du même sexe, marquant un tournant sécuritaire assumé par l’exécutif.
L'aval du Conseil des ministres
Devant le Parlement, le chef du gouvernement a affirmé que « tout acte contre nature » serait désormais passible de cinq à dix ans de détention, une mesure soutenue par plusieurs groupes religieux et conservateurs qui réclamaient depuis plusieurs années un durcissement de la législation. Le projet a déjà reçu l’aval du Conseil des ministres avant sa transmission aux députés, dans un climat tendu marqué par une vague récente d’arrestations visant des personnes soupçonnées d’homosexualité, parmi lesquelles des figures publiques et un journaliste reconnu.